- Qu'est-ce que vous avez? fit-elle en s'époussetant les cuisses, on dirait que vous venez de voir la Vierge en short. Ce sont les enfants du pays qui disent ça... J'adore cette expression.. [Anna Gavalda]
Vendredi 5 juin 2009 à 16:50
Je rêve d'aquarelles. De vraies. Dans une palette. Comme le monsieur du jardin des plantes.
Mardi 20 janvier 2009 à 11:35
Lundi 19 janvier 2009 à 13:16



Je suis amoureuse de ce magasin. Rue du Jour. Paris.
Lorsque j'ai mis les pieds là bas, pour la toute première fois, je ne recherchais que des rubans. En entrant, on ne sait plus où donner de la tête tellement tout est... Des tiroirs à boutons aux mille rubans, des bocaux remplis de perles aux fils en tout genre, tout un nécessaire à épistolaire, la douceur de la feutrine, l'intimité du lieu, le sourire des vendeuses, la chaleur de la laine, de la magie de fée.
Non, vraiment, j'aime cet endroit. Il me donne des ailes de fées, l'envie de coudre, tricoter, rire et de jouer à la marchande. Il me donne envie de vivre là au quotidien, tellement il donne des couleurs à la vie. Tellement tout.
C'est un lieu magie, un lieu poésie, de la douceur de paillettes, de l'Amour à donner, une tendresse sans pareille, un rêve éveillé.
Lorsque j'ai mis les pieds là bas, pour la toute première fois, je ne recherchais que des rubans. En entrant, on ne sait plus où donner de la tête tellement tout est... Des tiroirs à boutons aux mille rubans, des bocaux remplis de perles aux fils en tout genre, tout un nécessaire à épistolaire, la douceur de la feutrine, l'intimité du lieu, le sourire des vendeuses, la chaleur de la laine, de la magie de fée.
Non, vraiment, j'aime cet endroit. Il me donne des ailes de fées, l'envie de coudre, tricoter, rire et de jouer à la marchande. Il me donne envie de vivre là au quotidien, tellement il donne des couleurs à la vie. Tellement tout.
C'est un lieu magie, un lieu poésie, de la douceur de paillettes, de l'Amour à donner, une tendresse sans pareille, un rêve éveillé.
Mardi 8 juillet 2008 à 0:40
- Ce petit garçon lit dans les rêves.
- Cet homme parle dans son sommeil.
Dira baissa de nouveau les yeux sur ses comptes. Elle n'éleva même pas la voix.
- Disparaissez.
Ils disparurent.
- Cet homme parle dans son sommeil.
Dira baissa de nouveau les yeux sur ses comptes. Elle n'éleva même pas la voix.
- Disparaissez.
Ils disparurent.
Jeudi 26 juin 2008 à 16:17
« Maman, peux-tu me raconter une histoire ?
- Bien sûr chérie, mais quel genre d'histoire ?
- J'en voudrais une avec des chevaliers, des princesses, des magiciens. Tu vois, comme celle de l'autre jour, quand on s'était endormies avant la fin, et qu'on avait ri au réveil de la situation. Une mère et sa fille endormies dans une chambre de princesse. Oh oui, maman, je voudrais que tu me racontes cette histoire à nouveau. Je veux encore savoir comment le chevalier délivra la princesse des griffes de la sorcière, comment la citrouille s'était transformée en cent carottes, et comment une de ces carottes s'était transformée une robe de bal pour la princesse. Tu sais que je n'aime pas Cendrillon, l'histoire me paraît plate, sans ce grain de magie que toi, tu m'offres si bien avec ton histoire. Et c'est justement pourquoi j'aime cette histoire. Là, il n'y a pas besoin de carrosse, non ! Les papillons, groupés, peuvent transporter la princesse (grâce à l'aide des fées, qu'il ne faut surtout pas négliger). Elle déborde de rebondissements, tu sais, quand par exemple la princesse trébuche et trouve un anneau dans le Bois aux Merveilles, anneau, qu'elle mettra à son doigt seulement lorsqu'elle épousera le chevalier (mais on ne saura si c'est vrai que si tu reprends l'histoire au début. Tu te souviens, nous nous étions endormies sans avoir entendu la fin) ou encore que le chevalier frappe à toutes les portes de chaque maison du pays (ce qui fait un certain nombre quand on sait qu'une maison compte au moins sept portes !) afin de trouver des choux, pour alimenter le potage. Avec seulement des carottes, le bouillon n'aurait jamais été assez bon pour l'offrir à une princesse. Les princesses ne mangent pas n'importe quoi ! Tu vois, maman, je veux rêver, pour me dire que la vie c'est pas si dur qu'elle n'y paraît. Et comme tu es ma conteuse de rêves préférées… j'aimerais que tu me racontes cette histoire, s'il te plaît…
- Je commence par le début ? dit-elle après avoir ri.
- Oh oui ! Bien sûr ! Et surtout, n'oublie aucun détail, l'ensemble d'entre eux donnent leur arôme à tes histoires… Cet arôme doux, maman, je suis certaine qu'aucune autre mère ne saurait le donner. Il est si bon, il est si frais, il est tellement adapté à ces histoires… Et cet arôme, tu sais, c'est le petit plus qui, une fois que tu as fini de me raconter toutes ces histoires de chevalier et de princesse, me permet de basculer dans un monde de rêves et de magie… »
Comme elle disait ça, sa mère la sentait s'endormir sur son bras. Néanmoins, elle commença à raconter le sauvetage de la princesse parce que cette histoire, c'était sa part de rêve à elle aussi, un lien minuscule avec l'enfance et la princesse qu'elle rêvait de devenir.
- Bien sûr chérie, mais quel genre d'histoire ?
- J'en voudrais une avec des chevaliers, des princesses, des magiciens. Tu vois, comme celle de l'autre jour, quand on s'était endormies avant la fin, et qu'on avait ri au réveil de la situation. Une mère et sa fille endormies dans une chambre de princesse. Oh oui, maman, je voudrais que tu me racontes cette histoire à nouveau. Je veux encore savoir comment le chevalier délivra la princesse des griffes de la sorcière, comment la citrouille s'était transformée en cent carottes, et comment une de ces carottes s'était transformée une robe de bal pour la princesse. Tu sais que je n'aime pas Cendrillon, l'histoire me paraît plate, sans ce grain de magie que toi, tu m'offres si bien avec ton histoire. Et c'est justement pourquoi j'aime cette histoire. Là, il n'y a pas besoin de carrosse, non ! Les papillons, groupés, peuvent transporter la princesse (grâce à l'aide des fées, qu'il ne faut surtout pas négliger). Elle déborde de rebondissements, tu sais, quand par exemple la princesse trébuche et trouve un anneau dans le Bois aux Merveilles, anneau, qu'elle mettra à son doigt seulement lorsqu'elle épousera le chevalier (mais on ne saura si c'est vrai que si tu reprends l'histoire au début. Tu te souviens, nous nous étions endormies sans avoir entendu la fin) ou encore que le chevalier frappe à toutes les portes de chaque maison du pays (ce qui fait un certain nombre quand on sait qu'une maison compte au moins sept portes !) afin de trouver des choux, pour alimenter le potage. Avec seulement des carottes, le bouillon n'aurait jamais été assez bon pour l'offrir à une princesse. Les princesses ne mangent pas n'importe quoi ! Tu vois, maman, je veux rêver, pour me dire que la vie c'est pas si dur qu'elle n'y paraît. Et comme tu es ma conteuse de rêves préférées… j'aimerais que tu me racontes cette histoire, s'il te plaît…
- Je commence par le début ? dit-elle après avoir ri.
- Oh oui ! Bien sûr ! Et surtout, n'oublie aucun détail, l'ensemble d'entre eux donnent leur arôme à tes histoires… Cet arôme doux, maman, je suis certaine qu'aucune autre mère ne saurait le donner. Il est si bon, il est si frais, il est tellement adapté à ces histoires… Et cet arôme, tu sais, c'est le petit plus qui, une fois que tu as fini de me raconter toutes ces histoires de chevalier et de princesse, me permet de basculer dans un monde de rêves et de magie… »
Comme elle disait ça, sa mère la sentait s'endormir sur son bras. Néanmoins, elle commença à raconter le sauvetage de la princesse parce que cette histoire, c'était sa part de rêve à elle aussi, un lien minuscule avec l'enfance et la princesse qu'elle rêvait de devenir.
Vendredi 16 mai 2008 à 23:33
Comme si ses synapses étaient directement couplées avec ses phalanges.
[Extrait de La Science Des Rêves]
Mardi 29 avril 2008 à 18:57

par ~0sm0se
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.
[Jacques Prévert]
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